........Ces putains de couloirs carrelés sur des dizaines de kilomètre carrés, c'est le métro et son cortège de tristes faces. Certains l'ont perdus et n'ont même plus leurs places. Une charge d'iso sur les tête, la pluie menace de rendre luisante toute cette crasse tenasse. Le stress se lit même jusque sur les trotoires comme quand t'es gosse, qu'tas peur de rester dans le noir la c'est pareil, t'as peur de rester coller au bittum. Pour s'évader certains boivent d'autres fument... Encore une journée d'perdue, j'ai rien fais, j'ai rien vu, j'ai rien appris, j'ai rien construit, stérile comme un arbre sans fruits. Pas mal d'années passent et des échecs, des réussites aussi, mais la plupart sans mérites. Pas d'conneries, pas trop d'sorties c'est quoi la vie ? Faire samblant d'avoir la rage et d'jouer les barges partout ou on est de passage ou être bien sage. J'ai pas su choisir j'suis pas stratège, je n'sais pas quelle place prendre dans le grand manège. Mais c'est pas encore aujourd'hui que je trouverais les réponses à mes questions. Chaque matins quand j'me lève j'me fait la même réflexion. Par la f'nètre observant comme figurant, les ridicules s'agitant du matin jusqu'au crépuscule dans l'unique but d'un minuscule petit pécule, au rythme d'aliennés. Et après on s'demande pourquoi certains picolent !
On dit que l'économie avance mais l'humanité recule. J'me sens si seul sans cesse, séquestré par un avenir sans suite. J'voudais pleurer mais mes larmes sont sechent, j'en est les yeux plain comme un compte en Suisse. J'voudrais que ça cesse cette vie qu'est basé sur la faiblesse de s'monde régis pas l'argent de la caisse, des belles caisses et des belles fesses. Aller faut que j'arrête, faut que j'presse le bouton stop pour pas céder au stress de cette course aux liasses car c'est s'qui nous tient tous comme des chiens en lesses. Mais j'veux pas m'couler dans la masse, chaque jours j'doit trouver un raison de n'pas partir pour de bon. On pourrait dire que j'suis pas à pleindre, que j'éxagére que j'devrais arrêter d'geindre. Mais y'a pas que les conditions de vie. souvent j'me dit que s'que je cherche ne s'trouve pas ici. Qu'ce soit d'ma faute ou d'celle des autres, trop de choses précieuses que j'ai perdues me donnent envie de repartir comme j'suis venu, dans un trou noir discrètement, à l'abris des évènements, loin des responsabilités et des néssécités. Partir sans rien regretter mais avoir connus l'essentiel amour et amitié. J'nattend rien de l'avenir ou si peut que mes engoisses ce dissipent. J'parle comme si j'navait plus rien à découvrir, que j'nattend plus rien d'la vie et qu'elle n'a plus rien à m'offrir mais j'exprime mon doute d'une vie sans gout dont bien des aspects me dégoute. A l'école de la vie j'me dit que j'me suis trompé d'classe mais j'ai l'impression qu'on c'est trompé à ma place. Le soir, allongé, j'fix la lune. J'vois le refflet d'mes problèmes de coeurs et d'tune.
Ma vision d'la femme est déformée, désormais dans ma tête trop d'meuf sont réformées. En manque d'une unité qui veut plus se reformer. Mais j'continue d'croire qu'on baise pas mais qu'on fait l'amour et qu'l'amour ce n'est pas qu'une partie de chasse à cour. Je n'fais pas partie de ceux qui dès qu'ils voient une chatte accourent. J'respecte la femme mais j'me méfie d'elle, à trop vouloir y croir j'me suis brûlé les ailes. En manque de points d'repères j'envois chier père et mère. J'me débrouille avec quelques valeurs qui trainent, j'retient s'que les experiences m'apprennent.
Un jour je serais grand et je saurais s'que je veux, et s'que j'veux c'est mourir heureux des larmes dans les yeux .